20 Juillet 2019 : les écolos vent debout contre les projets pharaoniques !

Selon les projets de la communauté d’agglomération, la colline d’Elancourt, poumon de verdure et lieu de promenade des riverainEs, perdrait son côté sauvage au bénéfice d’une urbanisation démesurée et inutile. A l’invitation d’EELV78, les éluEs locaux, régionaux et européens, et les associations ont répondu présent pour marquer leur opposition à ce projet, et alerter la presse de l’imminence de la décision.
Seule une unité forte des associations et des éluEs d’opposition peut faire échouer ce projet néfaste.
Nous vous donnons rendez-vous pour une journée d’action le dimanche 29 Septembre 2019 (les détails de la journée vous seront communiqués à la rentrée) !

Un article du Parisien :

Elancourt : les élus écolos au secours des opposants à l’aménagement de la colline
Mounir Satouri, député européen, et Ghislaine Senée, présidente du groupe écologiste à la Région, s’opposent à l’aménagement du site prévu pour les JO de 2024.

Par Laurent Mauron

Le 19 juillet 2019 à 17h28, modifié le 19 juillet 2019 à 17h29

C’est une colline boisée qui domine la ville nouvelle. Vierge depuis 40 ans, ce site de 55 ha pourrait servir de théâtre à l’épreuve de VTT des JO 2024 de Paris. Plusieurs associations locales bataillent depuis de longues années contre ce projet, soutenu notamment par l’agglomération Saint-Quentin-en-Yvelines (SQY). Mounir Satouri, député européen EELV, et Ghislaine Senée, présidente du groupe Alternative Ecologiste et Sociale (AES) à la région Ile-de-France, sont venus les appuyer, vendredi 19 juillet lors d’une visite d’une petite trentaine de militants sur le terrain.
« C’est une vraie alerte. La colline est fragile. Elle a été artificiellement créée sur la base d’un plateau agricole, puis de carrières qui ont été comblées. La biodiversité y a repris ses droits maintenant. Pourquoi attaquer de nouveau un tel espace qui mériterait d’être sanctuarisé », affirme Claude Stassinet du collectif des Amis de la Revanche.

« On veut faire le déni d’un lieu pour la marche et la randonnée. Si ce projet se fait, il faudra construire des réseaux, et donc détruire les bases de cette colline pour reconstruire en dur. Les aménageurs se trompent en considérant qu’un espace naturel et vide doit être absolument rentabilisé », martèle Ghislaine Senée.
Des espaces de travail et de recherche ou un restaurant panoramique 360° entièrement vitré

Mounir Satouri se montre tout aussi offensif. « Ce qui se passe ici, c’est de la non-assistance à nature en danger. L’opportunité des JO pousse des élus sans imagination à vouloir valoriser ce site en l’offrant aux grands promoteurs privés qui vont le bétonner pour leur profit. Il existe bien d’autres endroits en France pour établir un parcours olympique de VTT. L’Etat doit prendre ses responsabilités et dire que les élus locaux ne peuvent pas faire n’importe quoi sur des zones naturelles », tempête l’élu européen.

Du côté de SQY, son président, Jean-Michel Fourgous, s’agaçait, en juin dernier, dans nos colonnes de l’attitude des associations opposantes. « Ils ne connaissent rien au dossier. Les détritus ont été mis de côté. La colline est stable. Je veux que les habitants se l’approprient, tous sont demandeurs. Et, en termes de notoriété pour Saint-Quentin, cela va être hors normes », dit-il.
Deux projets sont d’ailleurs en lice pour habiller en son sommet ce point culminant du secteur : un SQY Dôme comprenant des espaces de travail et de recherche et un restaurant panoramique entièrement vitré.

La réponse tombera à l’issue de l’été. Le projet vainqueur coûterait aux environs de 6 M€. Il serait financé par la région, le conseil départemental, l’agglomération SQY et l’Etat.

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