4 mai 2020 : Communiqué de presse EELV : NON À UNE DEUXIÈME MONTAGNE D’OR EN GUYANE !

La commission départementale des mines de Guyane a donné mercredi 29 avril un avis favorable à un nouveau projet d’exploitation d’une mine d’or à ciel ouvert dans la commune d’Apatou, comparable à celui de Montagne d’or. Ce projet est porté par la multinationale américaine Newmont (premier producteur d’or au monde) et l’opérateur local, la compagnie minière Espérance (CME).

Cette mine envisagée en pleine forêt nécessitera une usine à cyanuration et l’extraction de « 20 millions de m3 de roches » pour creuser une fosse de 300 mètres de profondeur, sur 1,5 km de longueur pour un premier gisement de « 65 tonnes » d’or, sur une superficie équivalente à deux fois et demi Marseille, en plein cœur de la forêt.
Alors que la Guyane inclut une partie encore intacte de la forêt amazonienne avec sa biodiversité extraordinaire qui représente la moitié de la biodiversité nationale, ce projet, s’il devait se concrétiser, entraînera une déforestation massive, des tonnes de déchets et altèrera gravement les écosystèmes locaux.
À un moment où nous traversons une crise sanitaire mondiale, en partie due à la déforestation et à l’apparition de zoonose, ce projet doit être rejeté. La Guyane et l’Amazonie méritent mieux que le saccage et la prédation. Un autre type de développement écologiquement et socialement soutenable est possible.
EÉLV et Guyane Écologie demandent au gouvernement français l’arrêt immédiat de tous les projets de méga-industrie minière sur le sol de la Guyane. Notre pays doit abandonner définitivement ce modèle extractiviste et écocidaire, un modèle tourné vers le seul profit à court terme et la marchandisation du vivant, au détriment de la protection des communs.

EÉLV et Guyane Écologie soutiennent la mobilisation des guyanais·es rassemblé·es dans le collectif « Or de question » et appelle l’ensemble des organisations politiques et environnementales à se mobiliser contre cette deuxième Montagne d’or en Guyane.

Alain Coulombel et Éva Sas, porte-paroles

Remonter