5G : Un gouvernement sous influences !
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un communiqué de Agir pour l’Environnement

Alors que le gouvernement espérait passer en force en attribuant les fréquences 5G sans débat ni études d’impact, Agir pour l’Environnement et PRIARTEM ont saisi le Conseil d’Etat et lancé une pétition électronique rassemblant près de 100 000 signatures, afin que la 5G ne soit pas un sujet a-démocratique.

La convention citoyenne pour le climat a également proposé qu’avant tout développement des réseaux de cinquième génération de téléphonie mobile, soit menée une évaluation environnementale et sanitaire. Reçues par la secrétaire d’Etat à l’Economie, les associations dont Agir pour l’Environnement et PRIARTEM n’ont pu que constater l’influence des lobbies de la téléphonie mobile.

Avec une célérité qui force le respect, la secrétaire d’Etat à l’Economie a en effet rejeté toute idée de moratoire sur la 5G, confirmant un calendrier ne permettant aucune évaluation sérieuse en matière sanitaire et environnementale.

Alors que le chef de l’Etat s’était engagé à « traduire sans filtre » les propositions émanant de la Convention citoyenne pour le climat, il aura fallu moins d’une semaine pour constater que le tournant écologique maintes fois annoncé est une nouvelle fois ajourné !!! Beaucoup de paroles… !

Les agences sanitaires s’interrogent !

Le président de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) réclame une étude d’impact environnemental sérieuse.

L’Agence nationale des fréquences a indiqué que dans l’hypothèse de l’ajout de la 5G au déploiement de la 4G, le niveau d’exposition moyen aux ondes électromagnétiques pourrait augmenter d’environ 30% et générer environ 50% de zones supérieures à 6V/m, niveau de forte exposition aux ondes électromagnétiques.

Enfin, en janvier 2020, l’Agence de sécurité sanitaire a rendu public un pré-rapport dans lequel elle reconnaît ne pas avoir d’éléments suffisants pour évaluer sérieusement l’impact sanitaire de cette 5G.

Malgré l’absence d’évaluations de la 5G, les associations ont pu mesurer la surdité démocratique de la secrétaire d’Etat à l’Economie qui vit la concertation avec les associations comme un passage obligé. Elle écoute mais n’entend rien. Au mieux, les associations sont appelées à faire de la figuration !

L’entêtement de ce gouvernement renforce pourtant notre détermination. Près de 100 000 personnes ont déjà signé notre pétition #stop5G. Parallèlement, à cette pétition, Agir pour l’Environnement et Priartém ont saisi le Conseil d’Etat en vue de faire annuler la procédure d’attribution des fréquences 5G.

Gageons qu’avec vous, nous serons en mesure de stopper cette fuite en avant et faire entendre raison à ce gouvernement sous influence !