Les députéEs des Yvelines disent OUI aux néonicotinoïdes et NON à notre santé
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Adresse à nos députéEs :

Les humainEs seront aussi impactéEs par votre sinistre décision, vous avez oublié que la chaine alimentaire conserve les molécules toxiques jusqu’au dernier de cette chaine, et le dernier, c’est nous ! Tout ce que nous mettons dans l’air, dans le sol, dans les rivières, dans la mer, un jour nous revient en boomerang. Malgré tous les exemples concrets que nous subissons déjà (les cancers avec le glyphosate et le chlordécone, perturbation endocrinienne et toxicité neurologique avec les pesticides de façon plus générale, sans compter les effets cocktail), vous continuez à valider sans hésitation, même pas un contre ou une abstention dans notre département, l’utilisation de produits reconnus comme toxiques et cancérogènes : les fabricants ont de beaux jours devant eux, et depuis tellement longtemps : déjà pendant la 2ème guerre mondiale, ils fabriquaient les gaz des bombes, puis le napalm au Vietnam, et ils se sont recyclés dans les intrants agricoles avec les engrais et les pesticides. Quel parcours !

Vous nous dites « il n’y a pas d’alternative aujourd’hui, il y en aura en 2023 » : vous ne pouvez pas ignorer que c’est le modèle agricole qui est en cause, que la technologie ne résout pas tous les problèmes et que vos promesses n’engagent que celles et ceux qui y croient.

 Mais la survie de l’espèce humaine n’est pas affaire de croyance. Des alternatives agricoles existent, sans soutien puisque les subventions vont massivement aux grandes exploitations agricoles industrielles.

L’enjeu actuel est d’accompagner les agriculteurs vers une agriculture respectueuse de l’environnement, sortir du mythe de la toute-puissance, accepter que la nature ne nous appartient pas, vivre en bonne intelligence avec tous les autres êtres vivants sur la planète. C’est autrement plus compliqué que de croire « forger » la nature à notre idée, mais tellement plus enthousiasmant. Retrouver les interactions du vivant, vivre avec et non vivre contre, cela requiert de la créativité et le retour de pratiques culturales abandonnées mais revisitées à l’aune des connaissances actuelles.

Dompter la nature est un mythe tenace, malgré les alertes multiples que nous voyons sur toute la planète : les ouragans en Louisiane, les sècheresses estivales de plus en plus nombreuses, la montée des températures qui rendent les terres inhabitables, les incendies en Californie et en Australie, mais aussi ici les inondations dans la vallée de la Tinée ou en Cévennes … la liste est très longue de ces dérèglements climatiques causés par l’activité humaine : il y a de quoi réfléchir et agir MAINTENANT !

L’agriculture n’est pas bien évidemment la cause de tous ces maux, mais elle participe, par son modèle productiviste, à une dégradation des sols et à un empoisonnement de la terre.

Elle participe d’un système qu’il faut déconstruire, pour élaborer un processus avec les citoyenNEs qui protège les écosystèmes, qui nous replace à notre place dans cette mère nature qui nous nourrit.

La mort des abeilles n’est que l’annonce de la mort du vivant si nous n’y prenons pas garde ! « Nous sommes la dernière génération à pouvoir agir » nous dit Isabelle Autissier