13 mars 2020 : Communiqué de presse du groupe « Alternative écologiste et Sociale » du Conseil Régional : Pollution de la Seine : les Francilien·nes ont le droit à la transparence

Selon un document interne du SIAAP, dont Le Parisien se fait l’écho ce jour, les volumes d’eaux usées rejetées dans la Seine atteignent des niveaux préoccupants. Préoccupation d’autant plus importante que la Seine est en crue dans de nombreux territoires. Il est urgent d’agir et faire toute la transparence sur les conséquences d’un incendie qui a eu lieu au mois de juillet 2019 ! L’opacité qui règne autour du SIAAP et des conséquences de l’incendie est alarmante et contraire au devoir d’information que les autorités doivent aux citoyen·nes.

Alors que notre groupe s’est inquiété à plusieurs reprises des conséquences réelles de cet incendie sur la capacité de traitement de cette usine, le Préfet des Yvelines, et son service de Police de l’Eau, nous avait assuré que tout était sous contrôle et qu’il n’y avait pas de risque pour les populations, la faune ou la flore. En effet, dans un courrier du 12 décembre, le Préfet nous indiquait que les services de l’Etat “mettent tout en oeuvre pour mesurer l’impact de la pollution de cet été”.
Hors, les informations du jour donne une tout autre lecture. Le groupe Alternative Écologiste et Sociale s’indigne que l’analyse des conséquences continue de se faire sur des mesures réalisées directement par le SIAAP, qui serait lui même pénalisé financièrement en cas de mauvais résultat. C’est impensable. Les services de l’Etat doivent rapidement lancer des analyses indépendantes. Dans ce cadre, l’ensemble des substances potentiellement toxiques doivent être testées. Nous demandons à la Préfecture de communiquer rapidement sur l’impact sanitaire pour les habitant·es, aujourd’hui et en cas de crue de la Seine, sur les mesures qui seront prises pour les communes concernées, notamment pour les agriculteurs, mais également sur les conséquences environnementales.

Nous joignons notre parole aux demandes du collectif citoyen Seine 78-95, les Francilien·nes ont le droit de savoir quelle est l’ampleur des dégâts. Mais il faut aller plus loin. Pour faire preuve de transparence, la gouvernance du SIAAP doit être complètement repensée pour mettre fin à des pratiques d’opacité inquiétantes, et qui ne semblent plus désormais sans conséquence pour les Francilien·nes et leur environnement. Les citoyen·nes ont le droit d’entrer dans la gouvernance pour participer eux aussi à la préservation de notre bien commun qu’est la Seine.

Cette situation préoccupante et déplorable pour l’environnement ne peut pas se prolonger plusieurs années jusqu’à ce que le site soit revenu à sa pleine capacité. L’ensemble des parties prenantes doit se mettre autour de la table pour travailler à des solutions concrètes. Le préfet doit prendre ses responsabilités et piloter ce travail.

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