14 Juin 2019 : la colline d’Elancourt et les JO 2024

 

Cette colline artificielle, boisée par les soins de l’ONF, attire bien des convoitise chez les aménageurs : des projets les plus fous très promus par les collectivités locales mais qui peinent à voir le jour.
La réalisation d’un projet d’urbanisme pour les JO 2024 (sur les 7 projets retenus, 2 sont encore en lice, la décision sera prise début juillet) sur un lieu pollué par nombre de déchets plus ou moins connus et reconnus inquiète des riverainEs : le collectif des Amis de la Revanche nous explique pourquoi :

La colline d’Elancourt est une colline artificielle. D’abord carrières de sable et de pierre, c’est le fruit de l’enfouissement des gravats, de déchets ménagers et de déchets industriels banals mais aussi d’une casse automobile avec tout ce que cela comporte (fosse de vidange, carrosseries, moteurs, pièces en tout genre…). Ces enfouissements s’étendent sur une période entre 1945 à 1995.
Tous ces déchets forment une masse qui fermente et méthanise, d’où la présence de tubes orange, sûrement des carottes pour mesurer la méthanisation, sur le site. La surface de nature plantée par l’homme forme une couche de protection qui préserve les territoires environnants de la pollution engendrée par la masse des déchets enfouis et que la flore absorbe.

La colline d’Elancourt fut fondée sur le lieu-dit de La Revanche autrefois sur la commune de Plaisir. Cette dernière l’a cédé à la commune d’Elancourt avec la Clé St-Pierre lorsqu’elle quitta la ville-nouvelle en 1983. Aucune des deux villes n’a communiqué officiellement sur la nature exacte des activités sur la colline depuis 1945. Seul un document édité par le ministère chargé de l’écologie, dans le cadre de l’Inventaire historique des sites industriels et activités de service, à la suite d’une enquête auprès de la mairie d’Elancourt en 1999 fait état d’enfouissement de déchets ménagers et de Déchets Industriels Banals entre 1967 et 1973. Le rapport du CDT yvelinois de 2015 rapporte que des études d’ICF Environnement ont détectés la présence d’hydrocarbures dans le sol de La Revanche.
Des dates contredites par les images d’archives du Géoportail IGN et des témoignages des habitants alentours de la colline ainsi qu’un livre La vie communale de Plaisir. A noter que des dépôts sauvages ont toujours lieux.
Les municipalités de Plaisir et d’Elancourt ont toujours refusé de répondre aux interrogations de leurs administréEs. Dans le déni c’est une véritable omerta que nos élus locaux font peser sur le sujet de la colline.

En 2016, alors que Paris fait candidature pour les JOP de 2024, France Nature Environnement est contacté par le comité de candidature qui souhaite le soutient des collectifs et associations de citoyens et citoyennes constitué sur les différents sites. FNE, souhaitant s’opposer fermement au JOP, organise une réunion à son siège à Paris. A l’issue de cette réunion et à la demande de FNE et de Paris 2024 nous rédigeons un avis qui est défavorable. Notre mise en garde restera vaine.
En octobre 2016 nous avons eu rendez-vous chez notre délégué de FNE pour consulter la carte, classé secrète, de l’aménagement de la colline pour l’épreuve olympique de VTT.
En septembre 2017 les JOP 2024 sont attribué à Paris.

En mars 2019 nous avons envoyé une lettre d’alerte aux ministres des Sports de la TES, à la maire de Paris et au président de Paris 2024. Les ministres nous répondent qu’ils transmettent notre lettre au délégué interministériel chargé des JOP, et saisissent le préfet des Yvelines. Il avait déjà été saisi sans suite par Ségolène Royal en octobre 2014. En avril 2019, SQY annonce, sans avoir consulté les habitantEs, un grand projet d’urbanisation comme héritage aux JOP 2024, nous lancions notre premier communiqué de presse pour s’opposer à ses projets.

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