1er mai 2019 : les violences occultent les revendications syndicales

Contrairement à ce qu’en pense Mr Macron (« le 1er mai est la fête de ceux qui aiment le travail, parce qu’ils produisent… », cette notion date du XVIIIème siècle), le 1er mai est la journée internationale des travailleurs et travailleuses qui commémorent les luttes, initialement celle pour la journée de 8 heures, devenue maintenant une journée de lutte et de célébration des combats des salariéEs.

Cette année, c’était l’occasion pour les mouvements, « gilets jaunes », syndical, jeunes, environnemental, de converger, les partis politiques écologiste et de gauche ponctuant le parcours en cette période d’élections européennes.
Fin du monde, fin de mois, et faim dans le monde peuvent rimer, tant les connexions des systèmes capitalistes impactent sur la vie partout sur la planète.


Mais cette journée à Paris a été d’une rare violence, alimentée par la dramatisation permanente de la violence et la peur orchestrée par le gouvernement, la police chargeant au milieu des manifestantEs pacifistes, gaz lacrymogènes et bombes assourdissantes ont éclatés dans le cortège, des nuages de fumée et de gaz irritant envahissant les portions de la manifestation. Cette manifestation s’est transformée en ambiance de bataille de rue, rien à voir avec un cortège syndical de 1er mai. Les slogans syndicaux ont été brouillés, voire ignorés, la violence des black-blocs très mobiles ayant complètement occulté les revendications. Les seules informations sur cette journée relayées par les médias sont le bilan des blesséEs et des arrestations, rien sur les revendications, sur les salaires, les conditions de travail, les réformes en cours, la fraude fiscale, les retraites….

Attac commémorait le scandale de la contrescarpe (le 1er mai, violence d’Alexandre Benalla sur des manifestantEs) avec une chanson « la bennallaise », expliquant qu’ « un an plus tard, la justice n’a toujours pas été rendue et les atteintes à l’Etat de droit se font de plus en plus graves ».
A cette violence, le gouvernement ne parle que de casseurs, même lors de l’intrusion à l’hôpital Pitié Salpétrière, avant de connaître la réalité les faits. Entre intrusion violente ou recherche d’un refuge pour se protéger des gaz lacrymogènes et de la violence dans la manifestation, seule une enquête le déterminera, mais la volonté de dénigrer les manifestations et les manifestantEs prime sur la recherche impartiale de la vérité.

Cela ne doit pas remettre en cause le droit de manifester.


EELV était sur le parcours, distribuant tracts et journaux de la vague verte, plutôt bien accueillis par le cortège de manifestantEs qui passaient devant notre stand. La campagne pour les européennes s’intensifie, nos publications nous permettent de nouer le dialogue avec la population, pour que le résultat nous donne l’occasion de promouvoir l’écologie au niveau européen.

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